Nouveaux classiques

Le Destin Symphonique De Gustav Mahler
Maurice Dahan

Gustav Mahler (11 Juillet 1860-19 Mai 1911) eut une brève heure de gloire de son vivant à la Direction de l’Opéra de Vienne ainsi qu’à New York où il s’exila tant il souffrait de l’incompréhension que suscitait sa musique. La montée du nazisme, à partir de 1933, les deux guerres mondiales ont contribué à l’occultation de son œuvre, jusque dans les années 1950. C’est à partir de cette époque que de grands musicologues, Henry Louis de la Grange en France, William Adorno, en Allemagne ont par de remarquables études très approfondies de sa musique, contribué à sa renaissance.

 

Sa musique, telle un météore, illumina l’univers artistique viennois au début du XXe siècle, avant de sombrer dans une occultation totale due au régime nazi. Elle ressurgit de ses cendres, aux Etats Unis, dans les années cinquante, grâce à Adorno et aux travaux de musicologues passionnés. Cette résurrection est due à son intérêt artistique mais aussi au fait que le compositeur utilise le matériau musical comme instrument de sa pensée. La vie amoureuse de Mahler est évoquée dans ses  symphonies. L’auteur, avec une sincérité bouleversante y narre les délices et plus souvent les déboires de son itinéraire amoureux. Avec une lucidité nostalgique ou douloureuse, il évoque ses amours de jeunesse, toutes suscitées par la passion qu’il déploya en vue de former les jeunes chanteuses qui furent confiées à sa maîtrise. Puis ce fut la belle, la sublime Alma qui vint illuminer son ciel artistique, avant de l’obscurcir, lorsque lassée de son devenir d’épouse fidèle, elle décida de replonger dans les délices de sa jeunesse dorée avec le déjà célèbre Gropius.

La souffrance qu’il endura est relatée avec des accents à la fois sublimes mais parfois déchirants. Il fut victime d’une véritable névrose obsessionnelle qui généra en lui un dédoublement de sa personnalité : celle du compositeur toujours égal à lui-même dans la poursuite de son œuvre ; celle de l’amoureux éconduit qui se livra à de pitoyables contorsions passionnelles dans l’espoir de reconquérir son épouse volage.

Ces drames passionnels firent jaillir sous sa plume ses plus belles symphonies ; leurs accents pathétiques ou mystiques, furent bien accueillis par le public. Mais sa musique fut vilipendée, honnie par une grande majorité de la presse viennoise empreinte d’antisémitisme. Aspirant à plus de sérénité, il dût, à regret, quitter Vienne, sa patrie à laquelle il était enraciné, pour poursuivre et achever sa carrière à New York.

 

Maurice Dahan est avocat. Il a publié notamment La pratique française du droit du commerce international (SEDES). Formidable connaisseur de l’œuvre de Mahler, il a dialogué avec tous les spécialistes du compositeur depuis près de cinquante ans.

format : 16,5x23
380 pages
ISBN : 9782356875488
Prix de vente public : 24.00€

26.40 € TTC
(port et emballage compris)